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L'Homme Humain - LHHOM

L'homme humain

19 Mai 2016, 06:05am

Publié par Laurent

L'homme humain

Il y a plus de 200 ans était institué La déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, suivie en 1948 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les évolutions technologiques, scientifiques, sociétales apportent aujourd’hui une nouvelle perspective sur le développement de l’homme en tant qu’Homme Humain mais aussi sur l’environnement naturel où évolue l’homme.

Les évolutions en nanotechnologie, biotechnologie, informatique et en sciences cognitive (regroupées sous le sigle NBIC) sont d’une ampleur sans précédent et s’effectue à une vitesse sans cesse croissante et exponentielle. Contrairement aux précédentes, cette nouvelle révolution industrielle est particulièrement humaine et sociétale ; elle marque une étape décisive sur le chemin de notre humanité. Révolution humaine, car le domaine de ces changements concerne directement notre constitution d’homme humain (décryptage de notre ADN, possible modification de nos gènes, possibilité de déterminisme etc…). Révolution sociétale, car c’est toute notre appréhension de nos relations avec nous-même, avec la nature et avec les autres qui est remise en cause (montée de l’individualisme, méfiance, défiance et rejet face aux institutions politiques, religieuses, etc…).

Le transhumanisme est la mise en commun de toutes ces avancées techniques nommées NBIC dans le but de développer un « homme augmenté » (H+) physiquement et intellectuellement. Les partisans du transhumanisme nous annoncent « la mort de la mort », le « choix » (from chance to choice) qui remplace le « hasard » génétique et l’infaillibilité de la machine (intelligence artificielle) face à l’homme. Paradis ou enfer, chacun est en droit d’être informé et d’établir sa propre conviction. Et c’est là que réside la difficulté car ces avancées technologiques apportent déjà des réponses positives pour la détection des maladies, la « réparation » de membres vitaux de notre organisme mais nous devons, tant qu’il en est encore temps, nous poser, en autres, les questions suivantes : Quelle est la frontière entre la « réparation » et « l’amélioration » ou « l’augmentation » ? Pourquoi vivre jusqu’à 200 ans ? Pourquoi la programmation de l’homme en lieu et place de l’imprévisibilité de la nature ? Déjà de nombreux scientifiques ou philosophes, nous indiquent que nous ne pouvons pas lutter car rien ne pourra les arrêter. Nous serions déjà « accro » à ce monde de connections qui animent notre quotidien et qui sont censées faciliter notre vie. L’habileté de ces futurs « marchands de pièces humaines » est d’avoir réussi, jusqu’à ce jour, à camoufler ce débat sur l’homme humain en mettant en avant l’utilité de ces avancées positives et en communiquant ingénieusement sur l’irréversibilité de ces progrès. De sorte que quiconque qui émet un avis moins enthousiaste ou qui souhaite réfléchir aux limites possibles est immédiatement taxé de passéiste ou de rétrograde. Souhaiter être informé n’est pas une attitude passéiste, souhaiter étudier les conséquences humaines de cette course éperdue en avant n’est pas un état d’esprit rétrograde. S’interroger sur le devenir de notre humanité, c’est croire en l’homme dans sa grandeur, ses imperfections et ses doutes. Réfléchir librement à notre avenir, c’est bien le moyen humain qui nous différencie d’une machine programmée.

Notre société est déjà aujourd’hui post-industrielle et se dirige à une vitesse effrénée vers le tout-matériel et ses conséquences dramatiques de discriminations, d’inégalités, de performances et d’individualisme exacerbé. La notion de progrès est sublimée, « déifiée » et véritablement détournée de son fondement : Le progrès doit être au service de l’homme et non pas à son détriment ou à son asservissement. Le progrès doit respecter la diversité de chaque humain qui enrichit notre humanité et doit avoir comme objectif de réduire les inégalités de vie. Nous pouvons d’ailleurs faire la différence entre le progrès, qui doit concerner une progression de notre humanité et de nous-même vers une sagesse individuelle et commune et les avancées technologiques qui concernent les sciences qui ne sont qu’un domaine de l’humanité. Comment parler de progrès quand un quart de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable ? Comment parler de progrès quant aux Etats Unis, pays temple de l’ultra-libéralisme, 1 enfant sur 4 mange à la soupe populaire ? Comment parler de progrès quand en France 10 000 êtres humains se suicident pour des raisons liées à l’emploi ou plus largement au non emploi ? N’avons-nous pas là à donner une autre orientation à l’utilisation du progrès ?

L’instant actuel de notre humanité est unique. Nous pouvons véritablement choisir notre futur car contrairement aux précédentes révolutions industrielles les états, les institutions étaient des ponts entre l’homme et ces changements industriels. Ces ponts n’existent plus, ces « espaces » de régulation n’ont plus de pouvoir. Ce pouvoir de régulation et au-delà de normalisation et de justice a été subtilement approprié par des multinationales regroupées sous le pseudonyme de GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) qui par grand renfort de marketing et de millions, nous persuadent que leurs biens de consommation nous offrent liberté et accomplissement. La toile est joliment tissée mais elle reste bel et bien un commerce marchand qui rapporte des milliards de dollars.

Face à cet avenir programmé, c’est chaque homme individuel qui est confronté directement à ses choix où même à l’absence de choix. C’est bien là une donnée fondamentale de cet instant de notre humanité. Il n’est plus temps de s’interroger sur le pourquoi de cette situation, les historiens et les philosophes ont et auront cette charge. Il est temps maintenant à chacun de se retrouver face à lui-même et d’effectuer ses propres choix qui entraînent son avenir, l’avenir de ses enfants et le devenir de l’humanité. Il est temps maintenant de faire une « pause » dans ce monde de l’immédiateté et de l’image furtive pour poser notre regard vers l’horizon de notre humanité. Il est temps maintenant de proposer, face aux idéologues du transhumanisme, qui expliquent que l’homme n’est pas fiable et que c’est grâce à l’intelligence artificielle (supérieure à l’homme) que notre humanité sera sauvée, un autre chemin qui accepte l’homme tel qu’il est et que l’harmonie peut être trouvée au travers de l’homme et non pas par le biais d’une machine. Allons-nous choisir une perspective humaine ou une perspective matérielle ? Notre avenir individuel est lié au devenir de l’humanité. Car même si nous considérons que notre situation individuelle est satisfaisante (bonne santé, épanouissement) nous savons que cette situation est précaire et qu’elle peut être menacée à tout moment.

Nous savons aujourd’hui que le tout-matériel n’est pas une perspective épanouissante. Cette perspective matérielle nous vante les mérites de la facilité, mais cette facilité cache évidemment une perte de notre liberté, un abandon de nous-même. Nous savons aussi que le retour vers le passé n’est pas une perspective. Nous devons donc défricher une autre perspective pour notre humanité : une perspective humaine, juste, équilibrée et qui nous épanouie dans la simplicité.

Sans sombrer dans un optimisme béat ou d’opportunité forcée, sans idéaliser un ancien temps, nous devons être vigilants, rigoureux et prudents face à ces avancées technologiques car nous ne mesurons pas leurs conséquences et les utilisations totalitaires qui pourraient en être faites. Il est donc venu le temps de susciter un débat international afin d’établir « Les principes fondamentaux humains ». Une grande consultation peut être proposée où chacun apportera, directement, sa réflexion à l’édifice de ces principes sans juger les positions des uns et des autres mais en énonçant ses convictions. Chacun doit participer à ce débat et surtout proposer à sa famille, ses amis, ses collègues de participer car ce n’est pas un débat d’experts, de scientifiques ou de philosophes mais véritablement un débat d’humains. Chacun pourra déposer sur ce blog, à la rubrique « proclamation universelle » (PROHUMAN) sa contribution aux « principes fondamentaux humains ». Dans une année, nous établirons une synthèse qui sera envoyée à chaque participant et transmise au Secrétaire Général des Nations Unis et à l’ensemble des dirigeants politiques de ce monde. Au cours de la deuxième année, chacun diffusera localement cette synthèse afin de sensibiliser activement l’ensemble des êtres humains et d’établir une synthèse définitive qui sera nommée « Proclamation Humaine Universelle » (PROHUMAN). A partir de la troisième année, cette « Proclamation Humaine Universelle » (PROHUMAN) sera établie.

Au préalable à cette « proclamation humaine universelle » (PROHUMAN), nous pouvons indiquer que toute amélioration de l’homme humain à des fins productives, guerrières, à des buts de performance commerciale, sportive ou intellectuelle doit être bannie des principes fondamentaux humains. L’accès à la santé doit être universel et obligatoirement subordonné à un pronostic humain.

Notre humanité doit donc faire face à une transformation sans précédent dans son histoire. Les principes fondamentaux de notre humanité doivent être définis et affirmés résolument ; il s’agit ici du « devenir » de notre humanité.

Laurent, le 19 mai 2016

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